Faut-il une ordonnance pour consulter ? Qui peut la rédiger ? Qu'est-ce qui est remboursé, et la téléconsultation l'est-elle aussi ? Voici un guide clair, à jour des règles belges et de la réforme 2026.
En Belgique, la kinésithérapie est encadrée par l'INAMI. Une distinction essentielle s'impose d'emblée : consulter un kinésithérapeute est une chose, être remboursé par votre mutuelle en est une autre. Tout repose sur la prescription.
Sans prescription d'un médecin ou d'un dentiste, vos séances ne sont pas remboursées par la mutuelle. La prescription est le document qui ouvre le droit à l'intervention de l'assurance obligatoire.
C'est la situation de la très grande majorité des patients : on consulte muni d'une prescription afin de bénéficier du remboursement.
Vous pouvez consulter en accès direct, sans prescription. Mais les séances sont alors entièrement à votre charge, sans aucun remboursement de l'assurance obligatoire.
Cet accès direct peut dépanner en cas d'urgence douloureuse ; il reste alors conseillé d'obtenir une prescription rapidement pour régulariser le remboursement.
Plusieurs professionnels de santé sont habilités à prescrire de la kinésithérapie. Pour la sphère oro-faciale, le dentiste occupe une place centrale.
Pour l'articulation temporo-mandibulaire, le bruxisme et les douleurs de la mâchoire, le dentiste est pleinement habilité à prescrire la kinésithérapie maxillo-faciale.
C'est le prescripteur le plus fréquent. Il peut prescrire de la kinésithérapie pour l'ensemble des pathologies.
ORL, stomatologue, neurologue, rhumatologue, chirurgien… selon la pathologie concernée et le champ de leur spécialité.
Pour être valable et permettre le remboursement, la prescription comporte un certain nombre de mentions.
Le nombre de séances remboursées dépend de la nature de l'affection. L'INAMI distingue trois grandes situations.
Dix-huit séances remboursées par an et par situation pathologique : cervicalgies, douleurs de la mâchoire, rééducation classique. Au-delà, la quote-part augmente fortement.
Jusqu'à soixante séances, voire davantage, pour les suites chirurgicales et les atteintes neurologiques, sous réserve de l'accord du médecin-conseil.
Des forfaits annuels spécifiques sont prévus pour les pathologies chroniques de longue durée, avec une quote-part réduite.
Gardez précieusement la prescription rédigée par votre médecin ou votre dentiste : c'est elle qui ouvre le droit au remboursement.
À l'issue des séances, le kinésithérapeute vous remet une attestation de soins, qui justifie le traitement réalisé.
Remettez ces deux documents à votre mutualité, qui procède au remboursement selon les barèmes en vigueur et votre situation.
La kinésithérapie évolue. À partir de 2026, deux changements importants entrent progressivement en vigueur en Belgique. Ils visent à faciliter l'accès aux soins, sans pour autant supprimer le rôle de la prescription.
Oui, en accès direct, mais les séances seront alors entièrement à votre charge. Pour bénéficier du remboursement de la mutuelle, une prescription d'un médecin ou d'un dentiste est nécessaire. En cas d'urgence douloureuse, le mieux est de consulter et d'obtenir ensuite rapidement une prescription.
Tout à fait. Pour la kinésithérapie maxillo-faciale (articulation temporo-mandibulaire, bruxisme, douleurs de la mâchoire), le dentiste est habilité à prescrire, comme le médecin généraliste, l'ORL ou le stomatologue.
Le traitement doit en principe débuter dans un délai raisonnable après la rédaction de la prescription, généralement dans les deux mois. Au-delà, demandez une nouvelle prescription à votre prescripteur.
Depuis 2026, lorsque le suivi à distance par vidéo est réalisé dans les conditions prévues, le remboursement de la mutuelle et le ticket modérateur restent identiques à ceux d'une séance en cabinet. La prescription demeure nécessaire pour ouvrir le droit au remboursement. En savoir plus sur la téléconsultation →
Pour une affection courante, les 18 séances annuelles sont remboursées selon les barèmes de base. À partir de la dix-neuvième, votre quote-part augmente fortement, sauf si votre situation justifie un nombre plus élevé de séances, avec l'accord du médecin-conseil.
Le cabinet est déconventionné : les honoraires sont fixés librement, ce qui permet des séances plus longues et une prise en charge approfondie. Le remboursement de la mutuelle reste calculé sur le tarif officiel. Pour estimer votre reste à charge, consultez la page Tarifs & remboursement.
Vous ne savez pas si votre situation ouvre droit au remboursement, ou quel prescripteur consulter ? Le cabinet vous oriente avec plaisir.