Si vous bénéficiez de l'intervention majorée (BIM), vos séances de kinésithérapie sont remboursées plus généreusement et votre reste à charge diminue. Voici ce que ce statut change concrètement, qui peut en bénéficier et comment procéder, étape par étape.
Le BIM, pour bénéficiaire de l'intervention majorée, est un statut accordé par votre mutuelle. Il protège les personnes aux revenus modestes ou relevant de certaines situations sociales en leur garantissant un remboursement plus élevé et une quote-part personnelle réduite sur l'ensemble des soins de santé, dont la kinésithérapie.
Trois bénéfices directs s'appliquent à votre prise en charge en kinésithérapie maxillo-faciale.
La mutuelle rembourse une part plus importante du tarif officiel de chaque séance. Pour un même soin, vous récupérez davantage qu'avec un remboursement ordinaire.
Votre ticket modérateur, la somme qui reste à votre charge après l'intervention de la mutuelle, est diminué. Le reste à payer s'en trouve allégé.
Selon votre situation, vous pouvez parfois ne régler que votre part, la mutuelle versant directement la sienne. À vérifier au préalable avec le cabinet.
Le statut s'adresse à plusieurs profils. Pour certains, il est accordé automatiquement ; pour d'autres, il s'obtient sur demande après examen des revenus du ménage.
Les ménages dont les revenus annuels ne dépassent pas un plafond fixé par la réglementation peuvent en faire la demande auprès de leur mutuelle.
Bénéficiaires du revenu d'intégration (CPAS), de la GRAPA ou d'une allocation pour personnes handicapées : le statut est souvent reconnu automatiquement.
Familles monoparentales, enfants en situation de handicap ou orphelins : selon les conditions, ces situations peuvent ouvrir le droit.
Plusieurs indices simples permettent de le confirmer.
Avant le rendez-vous, confirmez auprès de votre mutuelle que vous bénéficiez bien de l'intervention majorée. Si vous pensez y avoir droit sans l'avoir encore, demandez-en l'ouverture : la mutuelle examinera vos revenus.
Apportez votre prescription de kinésithérapie ainsi que vos données de mutuelle, et signalez votre statut BIM dès la prise de rendez-vous afin que la prise en charge soit adaptée.
Après les séances, remettez la prescription et l'attestation de soins à votre mutuelle. Le remboursement, plus élevé grâce au BIM, est calculé selon les barèmes en vigueur.
Le cabinet n'applique pas le tiers payant : vous réglez la séance, puis vous vous faites rembourser par votre mutuelle. La démarche est simple et ne prend que quelques minutes.
À la fin de chaque séance, vous payez l'honoraire au cabinet. Vous recevez aussitôt votre attestation de soins (le document officiel papier), à conserver précieusement.
Rassemblez l'attestation de soins remise par le cabinet et la prescription de votre médecin ou dentiste. Ce sont les deux pièces que votre mutuelle réclame.
Déposez ces documents dans la boîte de votre mutuelle, envoyez-les par courrier, ou scannez-les via l'application ou l'espace en ligne de votre organisme : la plupart acceptent désormais la photo du document.
La mutuelle verse sa part — majorée si vous êtes BIM — directement sur votre compte bancaire, généralement sous quelques jours à quelques semaines selon l'organisme.
Le cabinet est déconventionné : les honoraires sont fixés librement, ce qui permet des séances plus longues et une prise en charge approfondie. Voici comment cela s'articule avec votre statut BIM.
Le BIM (bénéficiaire de l'intervention majorée) est un statut accordé par la mutuelle aux personnes disposant de revenus modestes ou relevant de certaines situations sociales. Il ouvre droit à un remboursement plus élevé des soins de santé et à une quote-part personnelle réduite.
Oui. La mutuelle rembourse une part plus importante du tarif officiel de chaque séance et votre ticket modérateur est réduit. Votre reste à charge est donc plus faible qu'avec un remboursement ordinaire.
Contactez votre mutuelle : c'est la source la plus fiable. Les codes de vos vignettes et vos décomptes de soins sont également de bons indices. Certains statuts sociaux (CPAS, GRAPA, allocation handicap) ouvrent le droit automatiquement.
Oui. Le BIM améliore le remboursement mais ne le remplace pas : une prescription d'un médecin ou d'un dentiste reste nécessaire pour ouvrir le droit au remboursement de vos séances.
Le tiers payant permet de ne régler que votre quote-part, la mutuelle versant directement sa part. Selon les situations et la convention du praticien, il peut s'appliquer ; le cabinet étant déconventionné, renseignez-vous au préalable sur les modalités de paiement.
Parlons-en simplement avant votre première séance.