Ces trois plaintes arrivent rarement seules et résistent souvent aux traitements pris séparément. La raison est anatomique : la mâchoire, les cervicales hautes et l'oreille partagent les mêmes relais nerveux.

Ces mécanismes reposent sur la convergence trigémino-cervicale et sur la classification des acouphènes somatosensoriels, documentées dans la littérature indexée sur PubMed. Un examen médical ou ORL préalable reste indispensable en cas d'acouphène ou de douleur d'oreille.
Trois pathologies distinctes, un bilan commun. Chacune a sa page détaillée, avec les critères diagnostiques et le protocole de rééducation.
Maux de tête d'origine musculaire ou articulaire, en lien avec les tensions oro-faciales et cervicales hautes.
En savoir plus →Douleurs cervicales et tensions du cou, souvent liées à la posture et au système mandibulaire.
En savoir plus →Bourdonnements et sifflements d'origine somatique, liés à l'ATM et aux tensions cervicales.
En savoir plus →Otalgie sans infection : reconnaître une douleur référée de l'articulation temporo-mandibulaire.
En savoir plus →Sensations d'instabilité et troubles de l'équilibre associés aux dysfonctions cervico-mandibulaires.
En savoir plus →Le bilan initial dure entre 45 et 60 minutes. Il sert d'abord à écarter ce qui ne relève pas de la kinésithérapie, puis à établir des repères chiffrés que l'on comparera séance après séance.
Oui, et c'est fréquent. Les afférences douloureuses de la mâchoire et celles des cervicales hautes convergent vers un même relais nerveux du tronc cérébral. Une tension prolongée des masséters ou des temporaux peut donc être perçue comme un mal de tête en casque ou en tempe. Le test est simple : si la palpation de ces muscles reproduit votre douleur habituelle, la piste est sérieuse.
Un examen ORL normal avec une douleur persistante oriente vers une otalgie référée, c'est-à-dire une douleur ressentie dans l'oreille mais dont l'origine est ailleurs. L'articulation temporo-mandibulaire, située juste devant le conduit auditif, en est une cause fréquente. Un bilan de la mâchoire et des cervicales permet de le vérifier.
Il n'existe aucune garantie, et il faut être clair sur ce point. La kinésithérapie n'agit pas sur une atteinte de l'oreille interne. En revanche, lorsque l'acouphène se modifie quand vous serrez les dents ou tournez la tête, il existe une composante musculo-squelettique sur laquelle on peut travailler. L'objectif réaliste est alors de réduire l'intensité et la gêne, pas de promettre une disparition.
Cela dépend de l'ancienneté de la plainte. Pour une cervicalgie ou une céphalée récente, six à dix séances permettent souvent de faire le tour. Pour une plainte installée depuis des années, le travail est plus long et repose davantage sur les exercices que vous ferez chez vous. Le bilan précise une estimation, réévaluée après la quatrième séance.
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