Une mâchoire mobile, des muscles toniques et une bonne conscience corporelle. Préparer une chirurgie maxillo-faciale, c'est se donner les meilleures chances d'une récupération rapide et complète.
La préparation pré-chirurgicale, avant une chirurgie orthognathique ou maxillo-faciale, vise à optimiser la mobilité, la souplesse des tissus et la fonction musculaire avant l'intervention. Une mâchoire bien préparée récupère plus vite, car on y travaille l'amplitude, le relâchement musculaire et l'apprentissage des exercices post-opératoires.
Entre la décision opératoire et la date de la chirurgie, il s'écoule souvent plusieurs mois. C'est un temps d'attente, et c'est aussi le meilleur moment pour préparer la mâchoire.
La plupart des patients passent cette période à patienter, en supportant les douleurs qui les ont amenés à la chirurgie. Ces mois peuvent servir à gagner en mobilité et à relâcher les muscles avant l'opération.
Combien de temps la bouche restera-t-elle limitée ? Quand pourrai-je remanger, reparler, retravailler ? Savoir ce qui vous attend et avoir déjà répété les exercices change complètement le vécu des premières semaines.
Chirurgien, orthodontiste, dentiste : le traitement se joue à plusieurs mains, souvent sur un ou deux ans. La kinésithérapie s'insère dans ce calendrier, sans jamais s'y substituer.
« Je suis opéré dans trois mois. Est-ce que je peux préparer quelque chose d'ici là ? »
Ce que les patients demandent au cabinetEn chirurgie orthopédique, on sait que la « préhabilitation » améliore les suites opératoires. Le même principe s'applique à la chirurgie maxillo-faciale : ostéotomie, chirurgie orthognathique, pose d'implants complexes.
Avant l'intervention, on fait le bilan de la mobilité de la mâchoire, du tonus musculaire et de la posture. On corrige ce qui peut l'être, et surtout on vous apprend les exercices que vous reprendrez après, pour ne pas découvrir une mâchoire raide et un protocole inconnu au réveil.
Gagner en amplitude d'ouverture et en souplesse articulaire avant l'intervention.
Renforcer et équilibrer les muscles masticateurs pour mieux encaisser la chirurgie.
Apprendre les exercices et les repères pour être autonome dès le lendemain de l'opération.
La préparation se construit en cohérence avec le geste chirurgical prévu. On travaille la mobilité et le tonus, on installe les bonnes habitudes posturales, et on planifie d'emblée la rééducation post-opératoire pour assurer la continuité.
Mettre toutes les chances de votre côté avant le jour J.
Anamnèse détaillée, examen clinique, tests fonctionnels. On cherche la cause, pas seulement le symptôme.
On vous explique clairement ce qui se passe, avec un vocabulaire accessible. Comprendre, c'est déjà commencer à aller mieux.
Thérapie manuelle, exercices, conseils. Un protocole adapté à votre situation, ajusté séance après séance.
Vous repartez avec des outils concrets pour gérer et prévenir. L'objectif est simple, que vous n'ayez plus besoin de revenir.
Idéalement quelques semaines, pour avoir le temps d'optimiser la mobilité et d'apprendre les exercices. Mais même quelques séances rapprochées sont utiles.
La kinésithérapie pré-opératoire peut être prescrite par votre chirurgien. Le cabinet étant déconventionné, une attestation vous est remise pour votre mutuelle.
Avec votre accord, j'adapte la préparation au geste prévu. Une bonne coordination entre praticiens fait toute la différence sur le résultat.
La rééducation post-opératoire prend le relais dès que le chirurgien l'autorise. La continuité entre avant et après est précisément l'intérêt de se préparer.
Plus vous arrivez préparé à l'opération, plus la récupération est simple ensuite. Le bilan pré-opératoire définit ce qui peut être travaillé d'ici là, en accord avec votre chirurgien.
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