La perte fonctionnelle initiale après chirurgie orthognathique est connue. La variable sur laquelle la rééducation agit (démontrée en essai) est la vitesse de récupération. Ce cabinet la mesure, patient par patient, à partir d'un point zéro préopératoire.
Immédiatement après l'intervention, la littérature décrit une perte de 60 à 70 % de l'ouverture mandibulaire maximale (Ko, 2015). Sur la récupération, l'essai de Teng et coll. (2015, 63 patients, chirurgie bimaxillaire) mesure l'écart entre groupes : à six semaines, les patients rééduqués reviennent à 77–145 % de leurs valeurs préopératoires selon le mouvement, contre 60–90 % sans rééducation ; l'écart reste mesurable à six mois sur une partie des paramètres.
La limite, énoncée d'emblée : après l'arrêt de la rééducation, les auteurs n'observent plus de différence significative sur l'amplitude finale. Le bénéfice démontré porte sur la vitesse de récupération, pas sur le résultat à long terme. Pour le patient, cela signifie des semaines de fonction gagnées (mastication, élocution, alimentation) pendant la période qui suit votre intervention.
Les données ci-dessus s'expriment en pourcentage des valeurs préopératoires. C'est la mesure qui manque en routine : sans point zéro, la récupération d'un patient ne peut être située que par rapport à des moyennes. La proposition du cabinet est donc d'abord celle-là : mesurer votre patient avant l'intervention (ouverture, déviation, latéralités, propulsion, scores fonctionnels) en une consultation, et vous transmettre le relevé. Chaque mesure post-opératoire devient alors un pourcentage de sa propre référence.
La consultation préopératoire sert aussi de dépistage : déglutition dysfonctionnelle, ventilation buccale et posture linguale basse, non corrigées, sont associées dans la littérature au risque de récidive de la dysmorphose. Les identifier et les traiter avant l'intervention contribue à la stabilité de votre résultat chirurgical et orthodontique.
Démarrage habituel autour de 30 jours post-opératoires, une séance par semaine, nombre de séances ajusté au patient et à vos consignes opératoires. Quatre domaines de travail : la sensibilité (zones hypoesthésiées), le tonus des muscles masticateurs et faciaux, la mobilité mandibulaire, et l'adéquation de la posture des lèvres et de la langue au nouveau positionnement squelettique. Le calendrier s'ajuste à vos consignes opératoires ; la rééducation s'ajoute au suivi chirurgical, elle ne s'y substitue en rien.
Quatre indicateurs sont suivis dans le temps, à chaque séance :
Les instruments : mesures millimétrées standard, protocole OMES (Felício & Ferreira, 2008 ; validation adulte 2012) et JFLS-8, échelle auto-rapportée recommandée par le DC/TMD. Pour chaque patient adressé, vous recevez un rapport d'évolution d'une page (courbe d'ouverture, scores et variations, références des instruments) transmis avec l'accord du patient. Détail de la méthode : bilan fonctionnel mesuré.
Ce rapport est un relevé de mesures kinésithérapeutiques. Il ne constitue ni un diagnostic ni un avis médical.
Cabinet Boulevard de la Cambre 46, 1000 Bruxelles. Prise en charge sur prescription, remboursement mutuelle selon la nomenclature habituelle. Compte rendu de fin de traitement transmis via Masanté ou par la voie de votre choix. INAMI 54757092527, Master ULB, exercice exclusif de la sphère maxillo-faciale.
Une consultation préopératoire suffit à établir sa référence fonctionnelle. Vous recevez le relevé, puis le rapport d'évolution au fil de la rééducation post-opératoire. C'est la manière la plus simple de juger la méthode sur pièces.
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